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Rencontre avec un doctorant de l'Université

Benjamin Perez, doctorant au laboratoire LERN

Thèse financée par le CEROUEN

"J'ai l’opportunité et le temps d’enrichir mes connaissances en continu. Cela peut être un peu usant car je travaille sur le changement climatique mais je suis aussi aux premières loges pour savoir qu’il existe des solutions à cette problématique."

Benjamin Perez a présenté sa thèse dans le cadre de la Semaine olympique et paralympique 2025

Publié 2 avril 2025

  • Présentez-vous ! Quel est votre rôle au sein de l’université de Rouen Normandie ?

Je m’appelle Benjamin Perez, je suis doctorant attaché au laboratoire LERN (Laboratoire d’économie de Rouen Normandie) et ma thèse est financée par le CEROUEN. Anne Briand, économiste de l’environnement et Maxime Debret, paléoclimatologue sont mes cotuteurs.

J’ai été formé en économie à l’institut d’étude du développement de Paris 1 Panthéon Sorbonne et à CentraleSupélec.

 

  • Quel est votre sujet de thèse et vos thématiques de recherche ?

Mon sujet de thèse porte sur l’étude de la transition vers la neutralité carbone du hockey sur glace français. Évidemment en tant que secteur, le hockey ne pourra jamais être neutre, car ce qui compte c’est la neutralité carbone au niveau nationale, pour le territoire français pris dans son ensemble. L’objectif est donc d’étudier comment réduire au maximum les émissions du hockey sur glace en France.

Mes thématiques de recherche sont donc multiples. En économie je vais mobiliser de la microéconomie aussi bien que de la macroéconomie et de l’économie de l’environnement. Je vais aussi m’appuyer sur la comptabilité carbone pour mener à bien mes recherches. La lutte contre le changement climatique et les politiques climatiques font également partie des thématiques.

 

  • Votre thèse est financée par le CEROUEN. Comment collaborez-vous à la fois avec les équipes de votre laboratoire ainsi qu’avec le Centre d’études et recherches olympiques ?

J’ai récemment changé de laboratoire de recherche, mes contacts sont donc encore restreints. Pour autant, mon laboratoire est composé de plusieurs chercheurs spécialisés en économie de l’environnement, dont ma directrice de thèse Anne Briand. Je vais donc pouvoir me nourrir de leurs connaissances et de leurs avis sur mes travaux.

Quant au CEROUEN, j’ai également eu peu d’échanges jusqu’ici mais j’ai été très bien accueilli. Charly Machemehl et Margaux Renaudin se sont toujours montrés très disponibles et prêts à m’aider selon mes besoins. C’est le CEROUEN qui finance ma thèse, ces recherches seraient donc impossibles sans eux. Les chercheurs ont souvent besoin de financement supplémentaire pour mener à bien leur recherche, en économie cela correspond à l’achat de base de données ou bien à la conduite d’enquête qui nécessite beaucoup de main d’œuvre , ce qui est donc très coûteux. De ce point de vue, le CEROUEN offre une dotation financière loin d’être négligeable pour mener à bien mes travaux, presque exceptionnelle pour une thèse en science humaine. Nous savons déjà ce que nous allons en faire et cela permet d’envisager le futur plus sereinement. Les scientifiques passent souvent un temps considérable à chercher des financements. La dotation du CEROUEN nous permet de dépasser ce problème.

 

  • À quoi ressemble une journée de doctorant ?

Nous travaillons évidemment beaucoup en autonomie avec les avantages et les inconvénients que cela amène.  Il y’a des variations selon les sujets et si l’on décide de donner cours. Au point où j’en suis j’ai surtout lu de la littérature sur mon sujet et échangé avec des acteurs partie prenante du secteur. Mais dans les mois qui viennent je vais pouvoir collecter moi-même mes données, les traiter et écrire un premier article.

D’un point de vue général, c’est très gratifiant. J’ai l’opportunité et le temps d’enrichir mes connaissances en continu. Cela peut être un peu usant car je travaille sur le changement climatique mais je suis aussi aux premières loges pour savoir qu’il existe des solutions à cette problématique.